Quand on fait de la généalogie, certains ancêtres nous émeuvent plus que d’autres. Certains parcours, souvent les plus ardus à retracer, nous font nous attacher plus particulièrement. Personnellement, j’ai une tendresse particulière pour ces ancêtres qui ont, à un moment de leur vie, bouleversé leur vie en déménageant à plusieurs centaines de kilomètres, que ce soit par envie ou par nécessité.
Parmi mes ancêtres, je connais déjà quelques uns de ces parcours. Celui de mes grands-parents paternels est le plus récent, venus l’un du Jura, l’autre du Portugal, pour se rencontrer en région lyonnaise. Mais, toujours dans une perspective analytique, je veux tenter d’avoir une vision exhaustive des migrations de ces ancêtres au cours des siècles.
Risquons tout d’abord une définition : par migration, j’entends déplacement définif d’un ou de plusieurs individus composant une cellule familiale vers une nouvelle région distante de plus de cent kilomètres.
Avant d’étudier les déplacements de mes ancêtres, je veux déjà définir leurs régions de provenance. Pour cela, j’affiche la carte de répartition géographique fournie par Geneanet (dans “Menu” -> “Autour de l’arbre”).

On distingue 6 bassins de population, du Nord au Sud :
- Z1 : zone à la limite de la Lorraine et de la Franche-Comté (Selles, Pont-du-Bois, Passavant-la-Rochère) : zone à cheval entre les départements de la Haute-Saône (70), des Vosges (88) et de la Haute-Marne (52).
- Z2 : zone en Franche-Comté, dans la région de Voiteur (39, Jura), mais empiétant aussi sur la Saône-et-Loire (Bosjean)
- Z3 : zone en Haute-Savoie (74), autour d’Annecy
- Z4 : zone autour de Lyon (69), empiétant sur l’Isère (38)
- Z5 : zone dans la Loire (42)
- Z6 : zone limitée à la ville d’Aix-en-Provence (13)
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